Assainissement par hydrocurage : mise en œuvre, avantages et prix

L’hydrocurage consiste à éliminer les matières solides qui bouchent les canalisations à l’aide des jets d’eau projetés avec pression. Les déchets stockés sont donc drainés. Comment faire un assainissement par hydrocurage ? Quels sont ses avantages et son prix ? Lisez cet article pour en savoir plus.

Mise en œuvre

Il existe différents types d’assainissement par hydrocurage.

Curage haute pression

L’hydrocurage encore appelé le curage technique ou encore le curage hydrodynamique est la technique la plus utilisée lorsqu’il faut réaliser le curage des canalisations. En effet, le curage haute pression permet de nettoyer les canalisations entartrées grâce à des jets d’eau sous haute pression. Une évaluation est réalisée à l’aide des caméras étanches et après, une buse rotative adéquate ayant le même diamètre que le conduit d’évacuation est placée à l’extrémité d’un flexible.

Un tuyau est ensuite relié à un camion hydrocurateur nanti d’une citerne et d’une pompe. Cette dernière permet d’appliquer une pression de 50 à 350 bars. C’est cette puissance qui permet d’éliminer les résidus fixés aux parois et permet aussi de déboucher les canalisations.

L’hydrocurage pour toutes les canalisations

L’assainissement par hydrocurage s’effectue sur tous types de canalisation. D’abord, le système d’hydrocurage de tuyauterie utilisé par les professionnels s’ajuste à n’importe quel type d’égout et d’évacuation. Il existe de nombreux adaptateurs qui peuvent nettoyer et déboucher tous types de canalisation. Ces adaptateurs sont placés à l’extrémité du tuyau de nettoyage.

Ensuite, il est placé un jet avant au niveau de la tête du curage et qui permet de déboucher les canalisations. Vous pourriez aussi constater un jet arrière qui permet de repousser les déchets vers la pompe d’aspiration et aussi, de propulser en avant la tête du curage. Ce sont donc la régulation et la vitesse de déplacement qui sont toutes définies par ces différents jets.

Enfin, lorsque les écoulements sont clairs et sans saccade, le curage des canalisations prend fin. Il faut noter que le curage se fait de l’aval en amont. Les déchets et les boues sont donc entraînés vers le regard aval.

Curage basse pression

Le curage de canalisation présente quelques limites, mais il est très efficace. En effet, la forte pression des jets d’eau entraîne parfois une fragilisation des canalisations. Elle peut vous exposer aux risques de rupture et de fuite. Il faut noter que c’est une méthode qui consomme beaucoup d’énergie et d’eau.

D’ailleurs, c’est pour cette raison qu’une autre méthode plus respectueuse des installations et de l’environnement fut installée. Elle assure l’évacuation en douceur de votre réseau de canalisation.

Avantages

L’assainissement par hydrocurage présente plusieurs avantages. C’est une technique qui assure le bon fonctionnement des réseaux, et ce, de façon économique, rapide et respectueuse de l’environnement. En effet, l’hydrocurage permet de nettoyer, d’entretenir et de déboucher les canalisations. Elle favorise aussi un bon débit des évacuations.

Ensuite, cette technique permet de faire la vidange de fosse septique, de bac à graisse, de déraciner les racines d’arbre, de désincruster les matières solides fixées sur les parois, neutraliser la cuve à fioul et de décaper et d’enlever la rouille.

Prix

En ce qui concerne l’assainissement par hydrocurage, en particulier le débouchage de canalisation, il faut souligner que le prix est bien plus élevé. Cela est dû aux travaux complexes de réparation de plomberie qu’il entraîne. En effet, le prix d’une intervention pour un assainissement par hydrocurage s’élève à 400 euros (HT). Ce montant varie en fonction des travaux de canalisation.

Ensuite, il faut préciser que le désengorgement d’une canalisation partielle bouchée coûte 200 euros (HT). Celui d’une canalisation complètement bouchée coûte 500 euros (HT) environ. Pour une canalisation par camion pompe ou hydrocureur, prévoyez 600 euros (HT) et 500 euros (HT) pour le curage d’un tout-à-l’égout.

Auteur de l’article : Thomas Lerion

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