7 points à ne pas négliger sur la méthode d’emboutissage

L’emboutissage se fait de plus en plus dans les industries. Il permet d’aboutir à de meilleurs résultats en un temps record, et surtout à moindre coût. Vous allez découvrir, dans cet article, 7 points à ne pas négliger sur la méthode d’emboutissage.

Quelques avantages et inconvénients de l’emboutissage

La méthode d’emboutissage est polyvalente et s’applique dans de nombreux domaines. Elle aide à travailler moins sur les finitions grâce à un moindre polissage. L’emboutissage est également très productif, il permet de finaliser jusqu’à 4 000 pièces par heure. Cependant, sa mise en place est très complexe. Il faut toujours régler à l’avance le poinçon et la matrice. De plus, l’outillage servant à réaliser les emboutissages demande un investissement considérable et nécessite d’embaucher plusieurs ouvriers qualifiés.

Les différentes sortes d’emboutissage

2 sortes d’emboutissage existent :

  • L’emboutissage à chaud : il sert à former les pièces par chauffage. La matrice et le flan sont chauffés, puis donnent la forme définitive.
  • L’emboutissage à froid : il permet une grande précision et un moindre coût en usinage.

Les différentes utilisations de l’emboutissage

L’emboutissage est très utilisé dans les industries, en fabrication d’ustensiles en fer blanc, en ferblanterie, en produits sanitaires, en électroménager et dans l’industrie automobile afin de concevoir la carrosserie des voitures ou les moteurs.

Le principe d’emboutissage

Le principe vient de la déformation plastique du métal. Cela peut être un épaississement ou un allongement de la tôle afin d’avoir la forme souhaitée. Il s’agit aussi de déformer le flan par méthode de poinçonnage.

L’outillage utilisé pour l’emboutissage

L’opération d’emboutissage se fait à l’aide de presses à emboutir munies d’outillages spéciaux comportant les trois pièces suivantes :

  • Une matrice supérieure : elle est en forme de relief et se marie bien avec la forme intérieure de la pièce en réservant l’épaisseur de la tôle.
  • Une matrice inférieure : elle est en forme de creux et se marie avec la forme extérieure de la pièce.
  • Un serre-flan : il entoure le poinçon et s’applique contre le pourtour de la matrice. Il sert à coincer la tôle durant l’application du poinçon.

Le fonctionnement de l’emboutissage

Il existe 5 phases concernant l’emboutissage typique.

Phase 1 : le serre-flan et le poinçon sont relevés. Après avoir graissé la tôle, celle-ci est posée sur la matrice.

Phase 2 : on vient poser le serre-flan sur la pièce et celui-ci applique une pression bien déterminée pour maintenir la tôle. Il permet également de glisser et de stabiliser le flan.

Phase 3 : on fait descendre le poinçon, puis celui-ci déforme la tôle en l’appliquant contre le fond de la matrice.

Phase 4 : le serre-flan et le poinçon se relèvent, puis la pièce atteint sa forme définitive.

Phase 5 : il faut procéder au détourage de la pièce. C’est l’élimination des parties inutiles.

Les problèmes techniques rencontrés durant l’emboutissage

Ils peuvent être nombreux :

  • Dans le cas de certaines presses, la matrice peut changer de place.
  • Le choix du procédé d’emboutissage dépend du type de presse en atelier, du matériau utilisé, de la forme de la pièce et du nombre total d’opérations afin d’obtenir la pièce finale.
  • On peut avoir la forme de l’acier en chauffant légèrement, mais il ne faut pas modifier son état atomique, car les propriétés mécaniques peuvent être modifiées.
  • L’emboutissage ne peut pas plastifier entièrement une pièce. Il faut faire une étude de retour élastique afin d’assurer l’assemblage final.
  • Les opérations d’emboutissage causent un gros problème de frottement, de lubrification et d’usure.

Bref, l’établissement Demoulin est une entreprise spécialisée dans les découpes laser et les travaux de tôlerie. Ce sont ses activités principales, mais elle est également douée dans les travaux d’emboutissage.

Auteur de l’article : Martine Dimbert

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